Bismuth (Bi, Z = 83) : Le Métal Lourd et Coloré des Applications Médicales
Rôle du Bismuth en Astrophysique et Radiochronologie
Dernier élément stable ? La découverte de la radioactivité du Bismuth-209
Pendant des décennies, le bismuth fut considéré comme le plus lourd des éléments stables. L'isotope \(^{209}\mathrm{Bi}\) était réputé avoir une demi-vie infinie. Cependant, en 2003, une équipe de l'Institut d'Astrophysique Spatiale d'Orsay a démontré qu'il était en réalité faiblement radioactif, avec une demi-vie extraordinairement longue d'environ \(1,9 \times 10^{19}\) années (soit près de 19 milliards de milliards d'années), un milliard de fois plus longue que l'âge de l'univers ! Cette désintégration se fait par émission alpha en thallium-205.
Cette découverte a une conséquence majeure : le plomb-208 (produit final de la chaîne du thorium) reprend son statut de noyau stable le plus lourd connu. Le bismuth-209 est désormais classé comme "quasi-stable" ou "radioactif primordiaux".
Synthèse stellaire et cosmochimie
Le bismuth est principalement synthétisé par le processus s (capture lente de neutrons) dans les étoiles AGB (géantes asymptotiques). Il marque une limite importante : c'est le dernier élément dont les isotopes peuvent être produits de manière significative par le processus s avant que les éléments suivants (polonium, astate, radon) ne soient trop instables pour persister. Sa production par le processus r (capture rapide) est également possible lors des supernovae. Dans les étoiles, il peut aussi être produit par le processus p (capture de protons).
Un traceur géologique et environnemental
Le rapport des isotopes du bismuth (notamment \(^{209}\mathrm{Bi}\)) et du plomb est utilisé comme un outil géochimique sensible pour étudier les processus de formation des minerais, la source des magmas, et même pour tracer la pollution industrielle. Les composés de bismuth ont des signatures isotopiques distinctes qui peuvent permettre de retracer leur origine.
Rôle dans la chaîne de désintégration
Bien que le bismuth-209 soit la fin de fait de nombreuses chaînes de désintégration dans la nature (en raison de sa demi-vie extrêmement longue), il n'est pas le véritable produit final. Théoriquement, toute matière contenant du bismuth se transformera, sur des échelles de temps inimaginables, en thallium, puis en plomb stable.
Histoire de la Découverte et de l'Utilisation du Bismuth
Étymologie et origine du nom
L'origine du nom "bismuth" est incertaine. Il pourrait venir de l'allemand "Wismuth" ou "Weisse Masse" ("masse blanche"), en référence à son apparence. Une autre hypothèse le lie à l'arabe "bi ismid" (ayant les propriétés de l'antimoine), car il était souvent confondu avec l'étain et le plomb, et plus particulièrement avec l'antimoine. Le symbole Bi est une évidence.
Découverte et reconnaissance
Le bismuth est connu depuis l'Antiquité mais n'a été reconnu comme un élément distinct qu'au milieu du XVIIIe siècle. L'alchimiste Claude François Geoffroy démontra en 1753 que c'était un métal distinct du plomb et de l'étain. Avant cela, il était souvent considéré comme une variété de plomb ou d'antimoine.
Utilisations historiques
Historiquement, le bismuth a été utilisé :
Dans les alliages à bas point de fusion, comme les caractères d'imprimerie fins.
Comme pigment blanc (sous-oxyde de bismuth, "blanc de perle") dans les cosmétiques et les peintures pour porcelaine.
En médecine : Les composés de bismuth (sous-nitrate, sous-citrate) ont été utilisés depuis le XVIIIe siècle pour traiter les troubles digestifs (diarrhée, indigestion).
Gisements et production
Le bismuth est rare, avec une abondance crustale d'environ 0,008 ppm. Il n'existe pas de mines dédiées au bismuth ; c'est presque toujours un sous-produit du raffinage d'autres métaux, principalement :
Plomb : La source majeure (≈75%).
Cuivre.
Tungstène et Étain.
Or et Argent.
Les principaux producteurs sont la Chine (leader mondial), le Pérou, le Mexique, la Bolivie et le Japon. La production annuelle est d'environ 10 000 à 15 000 tonnes. En raison de sa production liée à celle du plomb (dont la demande pourrait baisser avec la transition énergétique), l'approvisionnement en bismuth pourrait devenir plus tendu à l'avenir.
Structure et Propriétés Fondamentales du Bismuth
Classification et structure atomique
Le bismuth (symbole Bi, numéro atomique 83) est un élément post-transitionnel, situé dans le groupe 15 (groupe de l'azote ou pnictogènes) du tableau périodique, avec l'azote, le phosphore, l'arsenic, l'antimoine. Il est le membre le plus lourd et le plus métallique de ce groupe. Son atome possède 83 protons, généralement 126 neutrons (pour l'isotope quasi-stable \(^{209}\mathrm{Bi}\)) et 83 électrons avec la configuration électronique [Xe] 4f¹⁴ 5d¹⁰ 6s² 6p³. Il possède cinq électrons de valence (6s² 6p³).
Propriétés physiques remarquables
Le bismuth est un métal cristallin blanc argenté avec une teinte rosée pâle. Il présente plusieurs propriétés exceptionnelles :
Diamagnétisme fort : C'est l'un des métaux les plus diamagnétiques ; il est repoussé par un champ magnétique. Cette propriété est utilisée dans les expériences de lévitation magnétique.
Faible conductivité thermique : L'une des plus basses parmi les métaux.
Résistivité électrique élevée.
Expansion à la solidification : Comme l'eau, le bismuth se dilate d'environ 3,3% lorsqu'il passe de l'état liquide à l'état solide. C'est une propriété rare pour un métal, partagée avec le gallium et le germanium.
Point de fusion bas : 271,4 °C.
Brillance iridescente : La surface des cristaux ou du métal oxydé présente des couleurs de l'arc-en-ciel (bleu, violet, jaune) dues à l'interférence de la lumière sur une fine couche d'oxyde.
Le bismuth cristallise dans une structure rhomboédrique (trigonal) qui donne naissance à ses beaux cristaux "en escalier".
Points de transformation
Le bismuth fond à 271,40 °C (544,55 K) et bout à 1564 °C (1837 K). Son point de fusion bas le rend facile à fondre et à travailler.
Réactivité chimique
Le bismuth est un métal assez stable à l'air à température ambiante. Il se couvre lentement d'une fine couche d'oxyde qui lui donne ses couleurs iridescentes. Il brûle à l'air à haute température en formant de l'oxyde de bismuth(III) (Bi₂O₃), de couleur jaune. Il est attaqué par les acides nitrique et sulfurique concentrés, mais résiste à l'acide chlorhydrique dilué (contrairement à ses cousins arsenic et antimoine).
Caractéristiques physiques résumées
Densité : 9,78 g/cm³. Point de fusion : 544,55 K (271,40 °C). Point d'ébullition : 1837 K (1564 °C). Structure cristalline : Rhomboédrique (trigonal). Configuration électronique : [Xe] 4f¹⁴ 5d¹⁰ 6s² 6p³. État d'oxydation principal : +3.
Tableau des Isotopes du Bismuth
Isotopes du bismuth (propriétés physiques essentielles)
Isotope / Notation
Protons (Z)
Neutrons (N)
Masse atomique (u)
Abondance naturelle
Demi-vie / Stabilité
Désintégration / Remarques
Bismuth-209 — \(^{209}\mathrm{Bi}\)
83
126
208,980399 u
≈ 100 %
\(1,9 \times 10^{19}\) ans
Isotope quasi-stable, historiquement considéré comme stable. Radioactif alpha de demi-vie extrêmement longue. Il constitue la totalité du bismuth naturel. Sa désintégration en \(^{205}\mathrm{Tl}\) a été observée en 2003.
Configuration Électronique et Couches Électroniques du Bismuth
Le bismuth possède 83 électrons répartis sur six couches électroniques. Sa configuration électronique [Xe] 4f¹⁴ 5d¹⁰ 6s² 6p³ présente cinq électrons de valence dans la couche 6 (s² p³). Cela peut également s'écrire : K(2) L(8) M(18) N(32) O(18) P(5), ou de manière complète : 1s² 2s² 2p⁶ 3s² 3p⁶ 3d¹⁰ 4s² 4p⁶ 4d¹⁰ 4f¹⁴ 5s² 5p⁶ 5d¹⁰ 6s² 6p³.
Structure Détaillée des Couches
Couche K (n=1) : 2 électrons (1s²). Couche L (n=2) : 8 électrons (2s² 2p⁶). Couche M (n=3) : 18 électrons (3s² 3p⁶ 3d¹⁰). Couche N (n=4) : 32 électrons (4s² 4p⁶ 4d¹⁰ 4f¹⁴). Couche O (n=5) : 18 électrons (5s² 5p⁶ 5d¹⁰). Couche P (n=6) : 5 électrons (6s² 6p³).
Électrons de Valence et États d'Oxydation
Le bismuth possède 5 électrons de valence (6s² 6p³). L'état d'oxydation prédominant et le plus stable est +3. Comme pour le plomb, l'effet de paire inerte est très marqué : la paire 6s² est énergétiquement stable et réticente à participer aux liaisons. Ainsi, l'état +5 (qui nécessiterait la perte des cinq électrons de valence) est très rare, instable et fortement oxydant.
Bismuth(III) (Bi³⁺) : L'état caractéristique. Les composés Bi(III) présentent souvent une chimie de coordination intéressante avec une géométrie pyramidale due à la présence du doublet non liant (effet stéréochimique du doublet inerte). Ils sont généralement peu solubles dans l'eau (ex: oxychlorure BiOCl, sous-nitrate), ce qui limite leur absorption systémique et contribue à leur faible toxicité.
Bismuth(V) (Bi⁵⁺) : Existe dans quelques composés comme le pentafluorure (BiF₅) ou le métabismuthate de sodium (NaBiO₃), qui est un oxydant puissant utilisé en chimie analytique.
État élémentaire (Bi⁰) : Le métal lui-même.
Réactivité Chimique du Bismuth
Réaction avec l'air et l'oxygène
À température ambiante, le bismuth se couvre d'une fine couche d'oxyde qui le protège et lui donne ses couleurs irisées. Lorsqu'il est chauffé au-dessus de son point de fusion, il brûle avec une flamme bleue pour former de l'oxyde de bismuth(III) (Bi₂O₃), un solide jaune : 4Bi + 3O₂ → 2Bi₂O₃.
Réaction avec l'eau et les acides
Eau : Aucune réaction, même à l'ébullition.
Acides :
Acide nitrique (HNO₃) : Le dissout pour donner du nitrate de bismuth(III), Bi(NO₃)₃.
Acide sulfurique concentré chaud (H₂SO₄) : Le dissout pour donner du sulfate de bismuth(III), Bi₂(SO₄)₃, et dégage du SO₂.
Acide chlorhydrique (HCl) : Réagit lentement, surtout en présence d'oxydants. En solution diluée, le bismuth(III) forme souvent des oxychlorures insolubles (BiOCl) qui précipitent.
Acides organiques (acétique, citrique) : Réagissent en formant des sels.
Composés importants
Oxyde de bismuth(III) (Bi₂O₃) : Poudre jaune, utilisé dans les verres, les céramiques et comme précurseur pour d'autres composés.
Sous-nitrate de bismuth (BiONO₃·H₂O) : Poudre blanche, médicament gastroprotecteur historique.
Sous-citrate de bismuth colloïdal (CBS) et Ranitidine Bismuth Citrate (RBC) : Médicaments modernes contre les ulcères et l'éradication d'Helicobacter pylori.
Oxychlorure de bismuth (BiOCl) : Poudre nacrée blanche, utilisé comme pigment perlé dans les cosmétiques (rouge à lèvres, vernis à ongles).
Tellurure de bismuth (Bi₂Te₃) : Matériau thermoelectrique de référence pour la conversion de chaleur en électricité (générateurs) ou pour le refroidissement (modules Peltier).
Pentafluorure de bismuth (BiF₅) : Puissant agent de fluoruration.
Applications Industrielles et Technologiques du Bismuth
Comme principe actif dans les médicaments gastro-intestinaux pour le traitement des ulcères, des brûlures d'estomac, de la diarrhée et pour l'éradication d'Helicobacter pylori ;
Comme substitut non toxique du plomb dans les alliages sans plomb : soudures électroniques (alliages étain-argent-cuivre-bismuth), munitions de chasse ("bismuth shot"), plaques de plomberie, contrepoids ;
Dans les pigments et nacres pour les cosmétiques (oxychlorure de bismuth donnant un effet perlé) ;
Comme matériau de base des thermocouples à basse température (alliage bismuth-antimoine) ;
Dans les matériaux thermoelectriques (tellurure de bismuth) pour la génération d'électricité à partir de chaleur perdue ou le refroidissement électronique de précision ;
Comme absorbeur de neutrons dans les réacteurs nucléaires (alliages bismuth-plomb fondu) ;
Dans la fabrication de verres spéciaux à haut indice de réfraction et de céramiques ferroélectriques ;
Comme catalyseur dans la production de fibres acryliques et d'autres synthèses chimiques ;
Pour la fabrication de fusibles électriques et d'alliages à point de fusion précis (systèmes de sécurité incendie, moules de fonderie) ;
En physique, pour des expériences de lévitation diamagnétique ;
Comme cible dans les détecteurs de particules et pour la production de certains radioisotopes ;
Historiquement, dans les caractères d'imprimerie fins et les moules pour la fabrication de petits objets métalliques (en profitant de son expansion à la solidification).
Applications Clés : Médicaments et Substitution du Plomb
Médicaments gastro-intestinaux
Les composés de bismuth (sous-citrate, sous-salicylate) sont utilisés depuis des siècles. Leur mécanisme d'action est multifactoriel :
Effet protecteur (cytoprotecteur) : Ils forment un gel ou un revêtement adhérent sur la muqueuse de l'estomac et de l'intestin, la protégeant contre l'acide, la pepsine et les sels biliaires.
Action antibactérienne : Ils inhibent la croissance d'Helicobacter pylori, une bactérie responsable de la plupart des ulcères gastroduodénaux et de certains cancers de l'estomac. Le bismuth pénètre le biofilm bactérien et altère la structure des protéines bactériennes.
Effet anti-inflammatoire et astringent.
Ces médicaments (ex: Gaviscon®, Pepto-Bismol®, De-Nol®) sont considérés comme sûrs pour un usage à court terme, bien que l'absorption à long terme puisse entraîner une accumulation (bismuthose).
Alliages sans plomb (substitution écologique)
Face à la toxicité du plomb, le bismuth, de densité et de points de fusion similaires mais non toxique, est un substitut idéal dans de nombreux domaines :
Soudures électroniques : Les alliages Sn-Ag-Cu-Bi ("SAC-Bi") offrent de bonnes propriétés mécaniques et une température de fusion adaptée, répondant à la directive RoHS.
Munitions de chasse : La grenaille de bismuth est presque aussi dense que la grenaille de plomb, efficace et non toxique pour les oiseaux et l'environnement.
Contrepoids et lest : Pour l'équilibrage (roues, quilles) où le plomb était utilisé.
Plaques de plomberie et autres applications où la malléabilité et la densité sont requises.
Matériaux thermoelectriques
Le tellurure de bismuth (Bi₂Te₃) est le matériau thermoelectrique le plus efficace autour de la température ambiante. Il convertit directement une différence de température en tension électrique (effet Seebeck) ou utilise l'électricité pour créer une différence de température (effet Peltier). Applications :
Générateurs thermoelectriques : Pour récupérer la chaleur perdue des gaz d'échappement, des processus industriels, ou pour alimenter des sondes spatiales (RTG).
Refroidisseurs Peltier : Pour le refroidissement précis de composants électroniques, de petits réfrigérateurs portatifs ou de dispositifs scientifiques.
Toxicologie et Sécurité
Faible toxicité : une exception parmi les métaux lourds
Le bismuth est remarquablement non toxique pour un métal lourd, surtout comparé à ses voisins du tableau périodique (plomb, polonium). Cette faible toxicité est due à plusieurs facteurs :
Faible absorption : La plupart des composés de bismuth sont insolubles dans l'eau et les fluides biologiques, limitant leur passage dans le sang.
Excrétion rapide : Le bismuth absorbé est principalement excrété par les reins.
Absence d'interférence avec les métaux essentiels : Contrairement au plomb, il ne se substitue pas aisément au calcium ou au zinc dans les enzymes.
Effets secondaires et toxicité à fortes doses
Cependant, à fortes doses ou lors d'administrations prolongées, le bismuth peut être toxique :
Encéphalopathie : C'est l'effet toxique le plus grave, observé historiquement avec l'abus de sels de bismuth solubles (ex: sous-gallate). Elle se manifeste par des troubles de la marche, de la parole, des tremblements, et peut évoluer vers le coma. Elle est généralement réversible à l'arrêt du traitement.
Coloration des selles en noir : Effet bénin et réversible dû à la formation de sulfure de bismuth noir.
Insuffisance rénale : Rare, liée à des doses très élevées.
Bismuthose : Accumulation chronique conduisant à une coloration bleu-gris de la peau (argyrie-like) et des muqueuses.
Précautions
L'usage médical doit respecter les posologies et durées recommandées. Il est contre-indiqué en cas d'insuffisance rénale sévère. Le bismuth métallique en poudre fine peut présenter un risque d'explosion (poussières combustibles) et doit être manipulé avec précaution.
Environnement et Recyclage
Impact environnemental
Le bismuth est naturellement présent à l'état de traces. Sa production en tant que sous-produit signifie que son impact environnemental est principalement lié à l'extraction et au raffinage des métaux principaux (plomb, cuivre). Les composés de bismuth sont peu mobiles dans l'environnement et ont une faible toxicité écologique. Sa substitution au plomb dans de nombreuses applications (munitions, soudures) a un bénéfice environnemental net très positif, réduisant la pollution par le plomb.
Recyclage
Le recyclage du bismuth n'est pas aussi systématisé que pour le plomb ou le cuivre, en raison de sa dispersion dans de nombreux produits et alliages. Cependant :
Le bismuth des catalyseurs usés peut être récupéré.
Les déchets de production des alliages et soudures sont recyclés dans l'industrie.
Le bismuth présent dans les scories de fonderie de plomb est souvent récupéré.
Avec l'augmentation de son utilisation dans les alliages sans plomb, des filières de recyclage plus spécifiques pourraient se développer. La Convention de Bâle s'applique aux déchets contenant du bismuth lorsqu'ils sont mélangés à d'autres métaux dangereux.
Perspectives et enjeux futurs
Le bismuth est un élément stratégique prometteur :
Substitution du plomb : La demande devrait croître avec le durcissement des réglementations environnementales.
Technologies énergétiques : Son rôle dans les matériaux thermoelectriques pour la récupération d'énergie et le refroidissement pourrait s'amplifier.
Nouveaux catalyseurs : La chimie du bismuth(III), avec son doublet inerte, est explorée pour des catalyseurs organiques non toxiques.
Approvisionnement : Sa dépendance à la production de plomb est un risque. La recherche de sources primaires ou de sous-produits d'autres métaux est importante.
Recherche fondamentale : Son isotope quasi-stable et ses propriétés quantiques (bismuth est un semi-métal avec des électrons de Dirac) en font un matériau d'étude pour la physique de la matière condensée.