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Dernière mise à jour : 30 août 2026

Comment voit-on la structure cachée des atomes ?

Voir les Atomes : Une Exploration de la Structure Atomique

Structure de l'atome d'hélium : Au centre, le noyau compact composé de 2 protons et 2 neutrons (échelle : 1 femtomètre). Tout autour, le nuage électronique flou représente la probabilité de présence des électrons dans leur état fondamental (1s).
Source image : Wikipédia (nouvelle fenêtre) — domaine public.

Résumé scientifique

L'article d'Astronoo présente les atomes, constituants fondamentaux de la matière. Il retrace l'historique de leur découverte, de l'Antiquité à Rutherford, et explique leur structure : un noyau dense et un nuage électronique. La stabilité atomique, inexplicable en physique classique, est résolue par la mécanique quantique et l'équation de Schrödinger. L'article montre des images de surface d'or obtenues par microscope à effet tunnel, illustrant la visualisation directe des atomes, ainsi que l'exploit historique d'IBM qui, dès 1990, a positionné des atomes un par un. Il aborde également les rayons atomiques, leur variabilité, et les progrès récents de la microscopie à force atomique.

Comment les scientifiques ont-ils réussi à voir et à comprendre la structure de l'atome, cette entité insaisissable ?

L'article explore la structure atomique, depuis les premières hypothèses des philosophes grecs jusqu'aux images modernes obtenues par microscopie à effet tunnel. Il détaille la taille, la masse et la composition des atomes, ainsi que le paradoxe de leur stabilité, résolu par la mécanique quantique. Le lecteur découvre que l'atome n'est pas indivisible, mais composé d'un noyau et d'un nuage électronique. Les avancées technologiques, comme le STM, permettent désormais de visualiser directement les atomes, comme le montre l'image de l'or, et même de les déplacer un par un, comme l'a démontré IBM dès 1990. L'article aborde également la quantification des niveaux d'énergie et la répartition des nucléons. Ce voyage au cœur de la matière révèle la complexité et l'élégance de l'infiniment petit, et répond à la question fondamentale : que sait-on vraiment de l'atome ?

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Structure de l'atome

Historique et découverte de l'atome

Tout ce que nous voyons est constitué d'atomes, de beaucoup d'atomes du mot grec "atomos" (indivisible). Il y a bien longtemps déjà, au 4ème siècle av. JC, les philosophes grecs Leucippe et Démocrite émettent l'hypothèse que toute la matière est composée de particules minuscules en mouvement perpétuel, très solides et éternelles. Aujourd'hui nous avons une idée un peu plus précise de l'atome car il n'est pas indivisible.

On connait sa taille approximative depuis 1811, Amedeo Avogadro estime la taille des atomes, à 10-10 mètre. En 1911, Ernest Rutherford précise la structure de l'atome et donne une taille au noyau atomique de l'ordre de 10-14 mètre.

Taille, masse et composition de l'atome

Concernant la taille des atomes, on parle d'orbitales atomiques, c'est-à-dire du nuage électronique qui entoure le noyau. Ce nuage a un diamètre théorique compris entre 62 pm (picomètres) pour l'atome d'Hélium à 596 pm pour l'atome de Césium. Rien n'est simple dans la nature de la matière et cette minuscule distance varie en fonction de la nature chimique des atomes environnants.

Bien que le noyau concentre l'essentiel de la masse de l'atome (99,99%), on connait aussi sa masse, pour les atomes stables, elle est comprise entre 1,674×10-24 g pour l'Hydrogène et 3,953×10-22 g pour l'uranium.

On connait aussi sa composition, à l'intérieur on y voit un noyau et un nuage électronique qui occupe toute l'étendue spatiale de l'atome puisqu'il est environ 100 000 fois plus grand que son noyau. Encore plus étonnant, on connait même, par ordre de grandeur, le nombre d'atomes dans l'univers observable : il est estimé à environ 1080, soit un 1 suivi de 80 zéros — une valeur obtenue en combinant le nombre estimé d'étoiles (environ 1023) et leur masse moyenne convertie en nombre d'atomes d'hydrogène équivalents.

La stabilité des atomes

Le paradoxe de la physique classique

La stabilité de l'atome ne s'explique pas par la physique classique car en physique classique, l'électron corpusculaire chargé négativement et le proton chargé positivement soulèvent un paradoxe.

En physique classique, la matière devrait disparaitre, s'annihiler car un électron qui rayonne autour d'un noyau, perd de l'énergie (théorie de Maxwell) et donc devrait tomber sur le noyau. Ce qui veut dire que la stabilité d'un atome est incompréhensible dans le cadre de la théorie classique.

La solution de la mécanique quantique

Les génies scientifiques du 20ème siècle vont résoudre ce paradoxe en 1924, grâce à la mécanique ondulatoire de Louis de Broglie (1892-1987) généralisée en 1926 par Erwin Schrödinger (1887-1961) prix Nobel de physique en 1933 avec Paul Dirac (1902-1984) pour l'équation d'onde appelée équation de Schrödinger.

En mécanique quantique, il n'est pas possible de connaitre exactement la valeur d'un paramètre sans la mesurer. La théorie mathématique décrit un état, non pas, par un couple vitesse et position précisément, mais par une fonction d'onde (vecteur d'état), qui permet de calculer la probabilité de trouver la particule en un point. D'où le caractère probabiliste de la mécanique quantique qui prédit que les particules sont aussi des ondes et plus seulement des points matériels.

Orbitales et liaisons chimiques

Les électrons occupent des orbitales atomiques en interaction avec le noyau via la force électromagnétique tandis que les nucléons sont maintenus ensemble au sein du noyau par la liaison nucléaire.

Le nuage électronique est stratifié en niveaux d'énergie quantifiés autour du noyau définissant des couches et des sous-couches électroniques. Les nucléons se répartissent également en couches nucléaires, bien qu'un modèle assez commode popularise la structure nucléaire d'après le modèle de la goutte liquide.

Plusieurs atomes peuvent établir des liaisons chimiques entre eux grâce à leurs électrons et d'une manière générale, les propriétés chimiques des atomes sont déterminées par leur configuration électronique, laquelle découle du nombre de protons de leur noyau. Ce nombre, appelé numéro atomique, définit un élément chimique.

Atomes d'or visibles

Observation des atomes d'or par microscope à effet tunnel

Au plus près de la matière, la surface d'une feuille d'or pur (Au 100) est détaillée ici par un microscope à effet tunnel. Les atomes d'or visibles sur cette image, sont régulièrement espacés entre eux sur la structure cristalline de l'or. Cette image atomique a été réalisée avec un STM Omicron basse Température par Erwin Rossen, Eindhoven University of Technology, en 2006.

Image de l'atome d'or pur vu par le microscope à effet tunel

Atomes d'or vus par microscope à effet tunnel (STM) : Image d'une surface d'or Au(100) résolue à l'échelle atomique (2006). Les bandes régulières visibles sur l'image illustrent la reconstruction de surface « quasi-hexagonale » propre à cette face du cristal d'or : la couche atomique supérieure, plus dense, se réarrange selon un motif hexagonal légèrement comprimé posé sur le réseau cubique sous-jacent, ce qui produit ces rangées d'atomes en léger décalage.
Source image : Erwin Rossen (nouvelle fenêtre), Eindhoven University of Technology, 2006 — domaine public.

L'exploit historique d'IBM : écrire avec des atomes

Voir des atomes est une chose ; les déplacer un par un en est une autre. C'est ce qu'ont démontré, en novembre 1989, les physiciens Donald Eigler et Erhard Schweizer, du centre de recherche IBM Almaden en Californie. En utilisant la pointe d'un microscope à effet tunnel comme une pince atomique, ils ont déplacé un par un 35 atomes de xénon sur une surface de nickel refroidie à 4 kelvins (soit -269 °C), pour former les trois lettres « IBM ». L'opération, minutieuse, a duré environ 22 heures. Le logo obtenu ne mesurait que 5 nanomètres de haut sur 17 nanomètres de large — environ 500 000 fois plus petit que des lettres imprimées ordinaires. Publiée en 1990 dans la revue Nature, cette image est devenue emblématique de la naissance des nanosciences : elle prouvait que le microscope à effet tunnel ne servait pas seulement à observer les atomes, mais aussi à les manipuler et à construire, littéralement, avec la matière la plus élémentaire qui soit. Cette technique de manipulation atome par atome reste aujourd'hui un outil de laboratoire plutôt qu'un procédé de fabrication industrielle, les conditions requises (vide poussé, température proche du zéro absolu) étant trop contraignantes pour une production de masse.

Au-delà du STM : la microscopie à force atomique et les progrès récents

Le microscope à effet tunnel (STM) présente une limite : il exige une surface conductrice, car il mesure un courant d'électrons qui « tunnelisent » entre la pointe et l'échantillon. Pour étudier des matériaux isolants ou des molécules individuelles, les chercheurs utilisent une technique complémentaire mise au point en 1986 : la microscopie à force atomique (AFM), qui mesure non pas un courant mais la force d'interaction entre une pointe ultrafine et les atomes de la surface, ce qui permet de sonder pratiquement n'importe quel matériau.

Depuis le milieu des années 2010, ces techniques ont fait un bond en avant. En 2023, une équipe de recherche a utilisé l'AFM pour observer directement la signature d'orbitales électroniques d'atomes de métaux uniques au sein de molécules organiques, une prouesse qui confirme à l'échelle d'un seul atome les formes prédites depuis un siècle par l'équation de Schrödinger. La même année, une autre équipe a développé une technique fondée sur la microscopie électronique en transmission à balayage (STEM), capable de cartographier la densité électronique à l'échelle atomique dans des matériaux bidimensionnels. Ces mesures restent indirectes — on ne « photographie » pas un électron comme un objet ordinaire — mais elles rapprochent chaque année un peu plus la physique quantique théorique de l'observation directe.

Taille des atomes

Rayons atomiques des éléments

Rayon atomique théorique (calculé) de certains atomes (la taille est en picomètres (10-12 mètre). Le rayon atomique est la moitié de la distance qui sépare les noyaux de deux atomes contigus. Les valeurs indiquées dans ce tableau ne sont qu'indicatives.

Taille théorique des atomes en picomètres (pm)
(1 pm = 10-12 mètre)
ÉlémentTailleÉlémentTailleÉlémentTailleÉlémentTaille
H  Hydrogène :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 1
53Ca Calcium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 8, 2
194Y  Yttrium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 9, 2
212Hf Hafnium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 10, 2
208
He Hélium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2
31Sc Scandium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 9, 2
184Zr Zirconium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 10, 2
206Ta Tantale :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 11, 2
200
Li Lithium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 1
167Ti Titane :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 10, 2
176Nb Niobium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 12, 1
198W  Tungstène :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 12, 2
193
Be Béryllium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 2
112V  Vanadium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 11, 2
171Mo Molybdène :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 13, 1
190Re Rhénium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 13, 2
188
B  Bore :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 2
87Cr Chrome :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 13, 1
166Tc Technétium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 13, 2
183Os Osmium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 14, 2
185
C  Carbone :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 4
67Mn Manganèse :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 13, 2
161Ru Ruthénium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 15, 1
178Ir Iridium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 15, 2
180
N  Azote :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 5
56Fe Fer :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 14, 2
156Rh Rhodium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 16, 1
173Pt Platine :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 17, 1
177
O  Oxygène :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 6
48Co Cobalt :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 15, 2
152Pd Palladium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 18
169Au Or :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 18, 1
174
F  Fluor :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 7
42Ni Nickel :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 16, 2 ou 2, 8, 17, 1
149Ag Argent :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 18, 1
165Hg Mercure :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 18, 2
171
Ne Néon :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8
38Cu Cuivre :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 1
145Cd Cadmium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 18, 2
161Tl Thallium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 18, 3
156
Na Sodium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 1
190Zn Zinc :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 2
142In Indium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 18, 3
156Pb Plomb :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 18, 4
154
Mg Magnésium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 2
145Ga Gallium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 3
136Sn Étain :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 18, 4
145Bi Bismuth :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 18, 5
143
Al Aluminium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 3
118Ge Germanium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 4
125Sb Antimoine :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 18, 5
133Po Polonium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 18, 6
135
Si Silicium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 4
111As Arsenic :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 5
114Te Tellure :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 18, 6
123At Astate :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 18, 7
127
P  Phosphore :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 5
98Se Sélénium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 6
103I  Iode :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 18, 7
115Rn Radon :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 18, 8
120
S  Soufre :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 6
88Br Brome :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 7
94Xe Xénon :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 18, 8
108  
Cl Chlore :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 7
79Kr Krypton :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 8
88Cs Césium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 18, 8, 1
298  
Ar Argon :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 8
71Rb Rubidium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 8, 1
265Ba Baryum :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 18, 8, 2
253  
K  Potassium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 8, 1
243Sr Strontium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 8, 2
219Lu Lutécium :
nombre d'électrons par niveau d'énergie 2, 8, 18, 32, 9, 2
217  

Références

FAQ : Tout savoir sur les atomes

Qu'est-ce qu'un atome ?

Un atome est la plus petite unité de la matière qui conserve les propriétés d'un élément chimique. Il est constitué d'un noyau central, composé de protons et de neutrons, autour duquel gravitent des électrons. Le noyau est dense et chargé positivement, tandis que les électrons, chargés négativement, occupent un nuage électronique bien plus vaste. La taille typique d'un atome est de l'ordre du dixième de nanomètre (10-10 m).

Quelle est la taille d'un atome ?

Le rayon atomique théorique varie selon les éléments. Il est généralement compris entre 31 picomètres (pm) pour l'hélium, l'atome le plus petit, et environ 298 pm pour le césium, l'atome naturel le plus grand. Le rayon atomique se définit comme la moitié de la distance entre les noyaux de deux atomes identiques liés. Ces valeurs dépendent de la méthode de mesure (théorique, covalente, métallique...) et de l'environnement chimique. À titre de comparaison, un atome est environ 100 000 fois plus petit qu'un cheveu humain.

Comment les atomes sont-ils maintenus ensemble ?

Dans un atome, les électrons sont attirés par le noyau via la force électromagnétique, qui les maintient en orbite. Au sein du noyau, les protons et les neutrons sont liés par la force nucléaire forte, beaucoup plus puissante que la répulsion électrique entre protons. Entre atomes, des liaisons chimiques (covalentes, ioniques ou métalliques) se forment par partage ou transfert d'électrons, permettant d'édifier des molécules et des cristaux.

Pourquoi les atomes sont-ils stables ?

La stabilité atomique est une conséquence de la mécanique quantique. Selon la théorie classique, un électron en orbite devrait rayonner de l'énergie et s'écraser sur le noyau. Mais la nature ondulatoire de l'électron et la quantification des niveaux d'énergie imposent que l'électron ne puisse occuper que des états discrets, sans perte d'énergie. L'état fondamental est le plus stable, et l'atome ne peut s'effondrer car l'électron est décrit par une fonction d'onde qui le répartit dans un nuage de probabilité.

Peut-on voir des atomes ?

Oui, grâce à des instruments comme le microscope à effet tunnel (STM) et le microscope à force atomique (AFM). Ces appareils ne fonctionnent pas comme des microscopes optiques, mais ils utilisent une pointe très fine qui balaie la surface et mesure les interactions avec les atomes. Les images obtenues, comme celle de l'or présentée dans l'article, montrent des rangées régulières d'atomes résolus individuellement. Dès 1990, IBM est même allé plus loin en déplaçant des atomes un par un pour former des motifs. Ces technologies ont révolutionné les nanosciences.

Combien y a-t-il d'atomes dans l'univers ?

Le nombre total d'atomes dans l'univers observable est estimé à environ 1080 (un 1 suivi de 80 zéros). Cette valeur est obtenue en multipliant le nombre estimé d'étoiles (environ 1023) par leur masse moyenne, ramenée à celle des atomes d'hydrogène. C'est un nombre colossal, mais l'univers est essentiellement vide, et la matière ordinaire (atomes) ne représente qu'une infime fraction de son contenu total, la majeure partie étant sous forme de matière noire et d'énergie noire.

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