Observation de la Terre : dans les coulisses du programme russe
Visualisation d'un satellite Resurs-P de la constellation russe d'observation de la Terre survolant la Sibérie et l'Arctique. Les flux lumineux symbolisent les données transmises au géoportail de Roscosmos, où elles alimentent la gestion des ressources, la surveillance des catastrophes et le suivi du climat.
Source image : astronoo.com (nouvelle fenêtre) : image générée par IA, domaine public.
Résumé
La Russie dispose de l'un des programmes d'observation de la Terre les plus anciens au monde, hérité de l'ère soviétique et aujourd'hui piloté par Roscosmos. Contrairement à Copernicus, ce programme ne porte pas de nom unique et ne repose pas sur une politique de données totalement ouverte. Il s'incarne dans une flotte hétérogène de satellites aux noms évocateurs : Resurs-P pour l'optique haute résolution, Kanopus-V pour la surveillance des urgences, Kondor-FKA pour le radar, Arktika-M pour l'Arctique, Meteor-M et Elektro-L pour la météorologie. Cet article explore les coulisses de cet écosystème : ses satellites, ses capacités techniques, son géoportail, sa politique de données et ses ambitions, à l'heure où la Russie cherche à reconstruire une constellation spatiale ambitieuse.
La Russie a-t-elle son propre « Copernicus » ?
Un programme sans nom unique, mais une réalité tangible
La question mérite d'être posée, car la réponse n'est pas simple. Copernicus est un programme intégré, avec une marque unique, une politique de données commune et une gouvernance centralisée. La Russie, elle, ne dispose pas d'un programme unique portant ce nom. Elle possède à la place un écosystème d'observation de la Terre, coordonné par Roscosmos, réparti entre plusieurs séries de satellites et plusieurs agences.
Cet écosystème n'est pas moins ambitieux que Copernicus. Il est simplement organisé selon une logique différente : celle de l'héritage soviétique, de la spécialisation des plateformes et d'une politique de données plus contrôlée. Avec ses satellites Resurs-P, Kanopus-V, Kondor-FKA et Arktika-M, la Russie s'est dotée d'une capacité d'observation complète, de l'optique au radar, du global au régional.
À découvrir aussi
Poursuivez votre exploration de l'Univers avec ces sujets :
La flotte russe : une constellation hétérogène
Des satellites aux capacités complémentaires
La Russie dispose d'une orbital grouping d'observation de la Terre qui compte, selon les déclarations officielles, 19 satellites à la fin 2025[reference:0]. Cette flotte est présentée comme la seule au monde à être tri-échelonnée, combinant des orbites géostationnaires, haute-elliptiques et héliosynchrones[reference:1]. Chaque série de satellites remplit une mission spécifique.
Les Resurs-P sont les satellites d'observation optique haute résolution. Le Resurs-P n°4 et le n°5 sont les plus récents, avec une résolution pouvant atteindre 70 cm selon certaines sources[reference:2]. Ils sont destinés à la cartographie, à l'agriculture et à la surveillance des ressources naturelles. Leur successeur, le Resurs-PM, est attendu pour 2026, avec une résolution encore améliorée[reference:3].
Les Kanopus-V constituent une constellation de cinq satellites dédiés à la surveillance des urgences et de l'environnement. Ils couvrent 93,5 % du territoire russe et 90 % de la planète, ce qui en fait l'un des piliers de la surveillance nationale[reference:4]. Leur résolution est de 2,5 mètres en panchromatique[reference:5].
Les Kondor-FKA sont les satellites radar de la flotte. Deux exemplaires ont été lancés (2023 et 2024) et officiellement acceptés en service en juillet 2025[reference:6]. Ils fonctionnent en bande S, ce qui leur permet d'observer la Terre de jour comme de nuit et par tous les temps, avec une résolution pouvant atteindre 1 mètre en mode spot[reference:7][reference:8]. Leur mission principale est la surveillance de l'Arctique et du passage du Nord-Est[reference:9].
Les Arktika-M sont des satellites haute-elliptiques uniques au monde, conçus pour observer en continu l'Arctique, une région inaccessible aux satellites géostationnaires classiques. Le premier a été lancé en 2021, le second en 2023, et deux autres sont prévus d'ici 2031[reference:10]. Ils fournissent des données essentielles pour la météorologie et le climat de l'Arctique[reference:11].
Enfin, les Meteor-M (3 satellites) et les Elektro-L (2 satellites) assurent la surveillance météorologique, respectivement en orbite polaire et géostationnaire[reference:12].
Le tableau des principaux satellites d'observation russes
Le tableau ci-dessous récapitule les principales séries de satellites d'observation de la Terre de la flotte russe, avec leurs caractéristiques et leurs applications.
| Série | Type | Résolution | Application principale |
|---|---|---|---|
| Resurs-P | Optique haute résolution | 0,7 m (pan) | Cartographie, ressources, agriculture |
| Kanopus-V | Optique moyenne résolution | 2,5 m (pan) | Urgences, environnement, surveillance |
| Kondor-FKA | Radar (bande S) | 1 m (spot) | Arctique, tout temps, glaces, navires |
| Arktika-M | Haute-elliptique | Variable | Arctique, météorologie, climat |
| Meteor-M | Optique polaire | Variable | Météorologie, climat |
| Elektro-L | Géostationnaire | Variable | Météorologie continue |
| Obzor-R | Radar (en développement) | Variable | Observation tout temps |
Kondor-FKA : le radar qui veille sur l'Arctique
Une capacité tout temps pour les régions polaires
La série Kondor-FKA est sans doute la réalisation la plus emblématique de la nouvelle génération de satellites russes. Contrairement aux satellites optiques, qui dépendent des conditions d'éclairage et de la couverture nuageuse, les Kondor-FKA fonctionnent en bande S (fréquence 3,1 à 3,3 GHz), ce qui leur permet de « voir » à travers les nuages et de nuit[reference:13].
Cette capacité est cruciale pour l'Arctique, où la nuit polaire et les conditions météorologiques extrêmes rendent l'observation optique difficile. Les Kondor-FKA peuvent ainsi surveiller la banquise, suivre les navires empruntant le passage du Nord-Est, détecter les déversements d'hydrocarbures et cartographier le relief[reference:14].
En juillet 2025, Roscosmos a officiellement accepté la système Kondor-FKA en service, après plus de six mois d'essais[reference:15]. Cette acceptation marque l'entrée en service opérationnel de la première constellation radar russe capable d'observer la Terre 24 heures sur 24 et par tous les temps[reference:16]. Deux autres satellites (Kondor-FKA n°3 et n°4) sont en cours de construction pour renforcer la constellation[reference:17].
Le géoportail Roscosmos : la porte d'accès aux données
Un portail unifié pour les données d'observation
La Russie a développé son propre portail d'accès aux données d'observation de la Terre : le Géoportail de Roscosmos (Geoportal Roscosmos). Ce portail, accessible à l'adresse gptl.ru, combine un visualiseur d'images spatiales et un moteur de recherche permettant de parcourir le catalogue le plus complet de Russie en matière de données d'observation[reference:18].
Le géoportail donne accès à un Fonds fédéral de données d'observation de la Terre (FFDD) qui contient les données des satellites russes. Les données sont disponibles selon différents niveaux de traitement : le niveau 1 correspond à des images géoréférencées et radiométriquement corrigées, tandis que le niveau 2 correspond à des images géocodées ou orthotransformées, prêtes à être intégrées dans un système d'information géographique[reference:19].
Une ouverture progressive, mais contrôlée
Contrairement à Copernicus, qui pratique l'open data intégral, la Russie a longtemps maintenu un accès restreint à ses données d'observation. Mais la situation évolue. En décembre 2025, Roscosmos a ouvert l'accès aux images radar des satellites Kondor-FKA pour les utilisateurs enregistrés, y compris les personnes physiques et morales[reference:20][reference:21]. Plus de 700 produits d'information dérivés de ces données sont désormais disponibles[reference:22].
Cette ouverture reste toutefois encadrée : les utilisateurs doivent s'enregistrer, et certains types de données peuvent être soumis à des restrictions. La Russie ne pratique pas encore l'ouverture totale et gratuite de l'ensemble de ses archives, contrairement à ce que fait l'Union européenne avec Copernicus. Mais la tendance est à une libéralisation progressive, sous l'impulsion de la volonté politique de développer les usages commerciaux et scientifiques.
Le tableau des modalités d'accès aux données russes
Le tableau ci-dessous synthétise les principales modalités d'accès aux données d'observation de la Terre en Russie, selon les sources et les types d'utilisateurs.
| Source / Type de données | Accès | Plateforme |
|---|---|---|
| Données météorologiques (Meteor-M, Elektro-L) | Ouvert (via API STAC) | Géoportail Roscosmos |
| Données radar (Kondor-FKA) | Sur enregistrement | Géoportail Roscosmos |
| Données optiques (Resurs-P, Kanopus-V) | Sur demande / commercial | Géoportail Roscosmos, opérateurs |
| Produits dérivés | Variable | Géoportail, partenaires |
Les applications : des urgences à l'Arctique
Un outil au service de la sécurité civile
Les données d'observation russes sont massivement utilisées pour la gestion des urgences. Le Ministère des situations d'urgence (MChS) est l'un des principaux consommateurs des données de la flotte Roscosmos. En 2025, le système de surveillance spatiale du MChS a été mobilisé dans plus de 150 incidents et situations d'urgence, et a permis de détecter plus de 74 000 points thermiques (dont plus de 35 000 représentaient une menace réelle)[reference:23][reference:24].
La Russie a également déployé une infrastructure de réception impressionnante : 15 stations terrestres, y compris à Cuba et en Antarctique, capables de réaliser 748 sessions de réception par jour pour un volume allant jusqu'à 1 téraoctet de données[reference:25]. Cette infrastructure permet une transmission rapide des données aux autorités, avec un délai pouvant atteindre 28 heures entre la demande de prise de vue et la réception des données[reference:26].
L'Arctique, priorité stratégique
L'Arctique est au cœur de la stratégie russe d'observation de la Terre. Les satellites Arktika-M et Kondor-FKA sont spécifiquement conçus pour surveiller cette région, qui représente un enjeu stratégique majeur pour la Russie : route maritime du Nord, ressources énergétiques, et souveraineté territoriale.
Les données de la constellation Arktika-M ont déjà permis de transmettre plus de 50 téraoctets d'informations pour les prévisions climatiques dans la région arctique[reference:27]. Ces satellites sont essentiels pour comprendre les changements rapides qui affectent l'Arctique, où le réchauffement climatique est deux à trois fois plus rapide qu'ailleurs dans le monde.
Perspectives et défis
Une constellation en pleine expansion
La Russie a des ambitions considérables pour son programme d'observation de la Terre. Selon les documents officiels, la constellation devrait croître de manière significative d'ici 2030[reference:28]. Le nouveau projet national « Cosmos » prévoit le lancement de 1118 satellites sur dix ans, dont 190 pour l'observation de la Terre (80 financés par le budget fédéral et 110 par des sources extérieures)[reference:29].
Parmi les nouveaux satellites prévus, on peut citer le Resurs-PM (dont le premier lancement est prévu en 2026), l'Obzor-R (radar), et les Kanopus-V-O pour la surveillance des urgences[reference:30][reference:31]. Le secteur privé est également appelé à jouer un rôle croissant, avec des constellations comme Zorkiy et GeoScan.
Les défis de la souveraineté et de l'ouverture
Le programme russe fait face à plusieurs défis. Le premier est celui de la souveraineté technologique : après la rupture des coopérations spatiales avec l'Occident, la Russie doit reconstruire ses capacités de production de capteurs et de composants, longtemps dépendantes d'importations. Le deuxième est celui de la politique de données : la Russie doit trouver un équilibre entre le contrôle stratégique de ses données et l'ouverture nécessaire pour développer des usages commerciaux et scientifiques.
Enfin, le programme russe doit faire face à la concurrence internationale : Copernicus, Landsat, CHEOS et les constellations commerciales offrent des données de plus en plus abondantes et de plus en plus accessibles. Pour rester compétitive, la Russie devra non seulement maintenir sa flotte, mais aussi améliorer l'accès à ses données et développer des services à valeur ajoutée.
Ce qu'il faut retenir
La Russie dispose d'un programme d'observation de la Terre ancien, diversifié et en pleine reconstruction. Avec ses satellites Resurs-P, Kanopus-V, Kondor-FKA et Arktika-M, elle s'est dotée d'un écosystème complet, capable de répondre à des besoins stratégiques nationaux, de la surveillance de l'Arctique à la gestion des urgences.
La comparaison avec Copernicus est éclairante. La Russie n'a pas cherché à reproduire le modèle européen d'un programme unique et centralisé. Elle a plutôt construit un écosystème décentralisé, coordonné par Roscosmos, avec une politique de données qui reste plus contrôlée que celle de l'Union européenne, mais qui s'ouvre progressivement. À l'heure où la Russie investit massivement dans son programme spatial, son écosystème d'observation de la Terre pourrait bien connaître une nouvelle phase d'expansion dans les années à venir.
Références
- eoPortal - Resurs-P (Resurs-Prospective), constellation d’observation de la Terre (nouvelle fenêtre)
- OMM (WMO OSCAR) - Programme satellitaire Resurs-P (nouvelle fenêtre)
- Glavkosmos - Données et solutions d’observation de la Terre (Resurs-P, Kanopus-V) (nouvelle fenêtre)
- Interfax - Roscosmos annonce cinq satellites de télédétection dont Resurs-P5 et Kondor-FKA (nouvelle fenêtre)
FAQ : la Russie et l'observation de la Terre
Quel est l'équivalent russe de Copernicus ?
Il n'existe pas de programme unique portant ce nom. L'équivalent fonctionnel est l'écosystème d'observation de la Terre de Roscosmos, qui s'appuie sur une flotte de satellites (Resurs-P, Kanopus-V, Kondor-FKA, Arktika-M, Meteor-M, Elektro-L) et sur le Géoportail de Roscosmos.
Combien de satellites d'observation la Russie possède-t-elle ?
Selon les déclarations officielles, la flotte d'observation de la Terre comptait 19 satellites à la fin 2025[reference:32]. Ce nombre devrait augmenter considérablement dans les années à venir, avec un objectif de 80 nouveaux satellites d'observation d'ici 2036[reference:33].
Qu'est-ce que le Kondor-FKA ?
Le Kondor-FKA est un satellite radar russe fonctionnant en bande S. Il est capable d'observer la Terre de jour comme de nuit et par tous les temps, avec une résolution pouvant atteindre 1 mètre. Il est particulièrement adapté à la surveillance de l'Arctique et du passage du Nord-Est[reference:34].
Les données russes d'observation sont-elles gratuites ?
Pas entièrement. Contrairement à Copernicus, la Russie ne pratique pas l'open data intégral. Certaines données météorologiques sont ouvertes, et l'accès aux images radar Kondor-FKA a été ouvert sur enregistrement en 2025. Mais de nombreuses données restent soumises à des restrictions ou à des conditions commerciales[reference:35].
Qu'est-ce que le Géoportail de Roscosmos ?
Le Géoportail de Roscosmos (gptl.ru) est le portail unifié d'accès aux données d'observation de la Terre en Russie. Il permet de rechercher, visualiser et commander des données provenant des satellites russes, et donne accès au Fonds fédéral de données d'observation[reference:36].
Quelle est la particularité des satellites Arktika-M ?
Les Arktika-M sont des satellites haute-elliptiques, une configuration unique au monde qui leur permet d'observer en continu l'Arctique, une région inaccessible aux satellites géostationnaires classiques. Ils fournissent des données essentielles pour la météorologie et le climat de l'Arctique[reference:37].
La Russie coopère-t-elle avec d'autres pays pour l'observation de la Terre ?
Oui, mais de manière plus limitée que par le passé. La Russie fournit des données à d'autres pays, notamment pour la gestion des catastrophes, et participe à des programmes internationaux. Mais la coopération spatiale avec l'Occident s'est fortement réduite depuis 2022[reference:38].
Observation de la Terre : dans les coulisses du programme russe
ISRO : dans les coulisses du programme indien d'observation de la Terre
Landsat, USGEO, ESO : l'écosystème américain d'observation de la Terre
CHEOS : dans les coulisses du système chinois d'observation de la Terre
Copernicus : dans les coulisses du plus grand programme d'observation de la Terre
Comment repérer les trains de satellites Starlink dans le ciel ?
L'IA, nouvel œil de l'astronome : de l’analyse à la prédiction cosmique
Ce que
nous montrent les premières images de Perseverance : le sol de Mars, comme si on y était
Les sondes
jumelles GRAIL : cartographier l’intérieur caché de la Lune
Terre sous Surveillance : Les Satellites d'Observation
Mars 2010 :
L’anneau de feu capturé par l’Observatoire SDO
Positions des sondes spatiales en 2025
Les Géants de l’Observation : Les Plus Grands Télescopes Terrestres
Les
orbites terrestres basses et leurs usages
Pioneer, premier message aux extraterrestres
Images infrarouges : comment les rendre visibles ?
Spoutnik
1 et 2 : Le Début de l’Ère Spatiale
Les Points de Lagrange : Portes Gravitationnelles du Système Solaire
Mars Reconnaissance
Orbiter : L’œil de Lynx qui révèle les secrets martiens
Kepler :
4 000 Mondes et Plus, Une Nouvelle Carte du Ciel
Pourquoi Mesurer l’Espace au Nanomètre?
Télescope
Spatial Cheops : Une Nouvelle Vision sur les Exoplanètes
L'univers de Planck
Sonde
Spatiale Rosetta : Comète Churyumov-Gerasimenko
Le
Télescope Spatial Hubble : Trois Décennies de Révélations
Les satellites qui mesurent le relief sous-marins
MESSENGER :
La première sonde à avoir visité la planète mystérieuse
Comment le GPS
Localise Votre Position à Tout Instant?
L’ISS et Après? Vers la Fin d’un Chapitre Spatial
Télescopes Spatiaux : L'Œil de l’Humanité au-delà de l’Atmosphère
Sondes
Spatiales : Voyageurs Interplanétaires et au-delà
Le satellite
GAIA cartographie la Voie Lactée
Comment
calculer l'orbite synchrone?
E-ELT : Le Plus Grand Télescope Optique du Monde
Les sondes de Mercure
Débris
spatiaux : le cauchemar des satellites opérationnels
Aquarius :
Une Mission pour Cartographier la Salinité des Océans
JWST :
Un Regard Inédit sur les Premières Lumières de l’Univers
METEOSAT : Un Satellite Clé pour la Surveillance du Climat
Curiosity, le premier coup de pelle, échantillon du sol martien
De
Mariner à Perseverance : Échecs et triomphes des Sondes Martiennes
Où est l'orbite géostationnaire?
MOM, la
démonstration technologique
Vénus sous surveillance : un panorama des sondes spatiales
Qu'est-ce qu'un
interféromètre astronomique?
Le Robot Philae et la Comète Rosetta
Le
Télescope Canada-France-Hawaii : Une Fenêtre sur l’Univers depuis le Mauna Kea